Vichy fait son cinéma

Le plus souvent, lorsque l’on évoque Vichy au cinéma, la période sombre de la Seconde Guerre Mondiale est le plus largement traitée. Sous forme de documentaires ou de films historiques, la stigmatisation historique se poursuit pour la Reine des Eaux. Cependant, Vichy et le septième art ne se résume pas qu’à cette unique thématique. Au fil des années, la ville thermale fut choisie, par différents réalisateurs et acteurs de renoms, afin d’y tourner scènes et autres plans Voici une anthologie circonscrite de films réalisés, tournés ou joués à Vichy et ses envrions.

1956 : En effeuillant la marguerite

Ce film français de 1956 fut réalisé par Marc Allégret. On retrouve alors une toute jeune Brigitte Bardot, tout juste âgée de 22 ans. Une comédie romantique des années 50 dont on ne retiendra que la naissance du mythe Bardot. L’histoire est celle d’une jeune femme, Agnès Dumont qui, suite à la publication d’un livre « En effeuillant la marguerite » essaye d’échapper à son père, loin d’être convaincu par l’ouvrage de sa fille. S’en suivent entremêlements de malentendus qui vont conduire la jeune Agnès à s’inscrire à un concours de striptease pour rembourser sa dette. L’intrigue se dénoue à Vichy, où tout s’arrange dans le meilleur des mondes…

 

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1976 : L’Argent de poche

Le Césarisé et Oscarisé François Truffaut a tourné son film, L’Argent de poche, dans la ville de Thiers. Il met en scène la vie quotidienne d’enfants à la fin de l’année scolaire, tandis qu’approchent à grands pas les vacances d’été. Un pêle-mêle portant la griffe de Truffaut qui nous raconte les différentes histoires de ces élèves, entre peines communes d’enfants et drames familiaux, tout en concluant par l’espoir que représentent les premiers amours d’enfance. L’enseignant s’engage auprès de ses élèves par son enseignement et va les guider dans leurs vies de futurs adultes, ayant lui-même connu une enfance difficile. Ce film est une forme d’apologie de l’innocence que représentent ces enfants.

 

1984 : Maigret à Vichy

Vichy aussi sur le petit écran. Adapté du roman policier de Georges Simenon publié en 1968, Maigret à Vichy fut ensuite réalisé sous forme de téléfilm par Alain Levent, Jean Richard interprétant le célèbre commissaire. Toute l’intrigue se déroule évidemment à Vichy. Alors en pleine cure dans la célèbre ville thermale, Maigret prend connaissance d’un assassinat. Malgré sa cure et ses balades avec sa femme dans la ville de Vichy, le célèbre enquêteur s’intéresse tout de même de près à l’enquête.

2003 : Bon Voyage

Ce film, à la distribution des plus impressionnantes (Adjani, Ledoyen, Attal, Depardieu…) fut réalisé par Jean-Paul Rappeneau (réalisateur de Cyrano de Bergerac notamment) en 2003. L’histoire se déroule dans la France des années 40. Une intrigue pleine de rebondissements qui vont conduire le protagoniste à voyager aux quatre coins de la France pour résoudre les différents problèmes qu’il doit affronter. Les scènes furent tournées un peu partout en France, à Paris, Bordeaux, Autun et dans les Landes. Puis quelques scènes le furent à Vichy. Les plus attentifs pourront sans doute reconnaître l’Aletti Palace.

 

 

2006 : Les Brigades du Tigre

Le film Les Brigades du Tigre, de Jérôme Cornuau, est en quelque sorte l’adaptation de la série télévisée sur grand écran. Se déroulant avant et pendant la Première Guerre Mondiale, ce film met en scène les célèbres brigades du Tigre (Georges Clémenceau était alors surnommé ainsi). Dans le film vous retrouverez notamment Clovis Cornillac dans le rôle du commissaire Valentin, mais également Diane Kruger ou encore Édouard Baer. L’intrigue se déroulant à la belle époque parisienne, quoi de mieux que la ville de Vichy, et son patrimoine architectural riche, pour illustrer à merveille cette période.

2016 : La Danseuse

Le film n’est pas encore sorti mais certains d’entre vous ont pu en avoir vent dans la presse locale. La danseuse de Stéphanie Di Giusto, avec notamment Stéphanie Sokolinski, Mélanie Thierry et Gaspard Ulliel, est l’histoire d’une jeune américaine prête à tout pour réaliser son rêve, danser à l’Opéra de Paris. Dans un contexte de début de XXème siècle, c’est l’opéra de Vichy qui fut choisi par la réalisatrice, selon La Montagne, avec l’objectif de représenter au mieux un opéra new-yorkais de la belle époque. L’équipe de tournage avait même fait appel aux vichyssois afin de participer en tant que figurants à la scène.

Vichy a accueilli nombre d’autres réalisateurs et acteurs pour quelques scènes, voici une petite liste complémentaire :

  • Je suis timide mais je me soigne (1978) de et avec Pierre Richard
  • Le cri du hibou (1987) de Claude Chabrol
  • Un week-end sur deux (1990) de Nicole Garcia avec Nathalie Baye
  • Pétain (1992) de Jean Marbœuf avec Jean Yann, Jean-Pierre Cassel et Jean-Claude Dreyfus
  • Le comédien (1997) de Christian de Chalonge avec Charles Aznavour, Daniel Prévost et Michel Serrault
  • Le Promeneur du Champ de Mars (2005) de Robert Guédiguian avec Michel Bouquet

Vicenzo Caruso, étudiant en journalisme à Vichy.