Prescription musicale avec Docteur Vince !

Docteur Vince est un disc jockey originaire de Cusset. Avec près de 25 années derrière les platines, l’artiste a vu son métier évoluer. Il revient sur sa carrière et sur le lien qui l’unit à la musique.

Le premier contact avec la musique est plutôt original pour le disc jockey qu’il est aujourd’hui. Docteur Vince commence par apprendre le violoncelle à l’école de musique de Cusset. Très vite, il change radicalement de registre et se tourne vers les platines. « Au début, je mixais dans les boums » déclare le disc jockey. À l’âge de 16 ans, le jeune artiste se produit fréquemment dans un club vichyssois. « Je n’étais pas payé. Enfin si, j’avais le droit à une bouteille de Coca-Cola » note-t-il en rigolant. Mais cette expérience est très formatrice. Le club lui fournit le matériel. Une aubaine pour Docteur Vince qui, à l’époque, ne possédait pas de platines. « Je mixais et je m’améliorais dans le même temps. L’apprentissage de ce métier demande beaucoup de travail » affirme le disc jockey. Pour continuer à progresser, il mixe régulièrement dans plusieurs bars vichyssois, parmi lesquels Le Baroque, Le Vichy, Le Kentucky et Le Dérailleur. Docteur Vince part ensuite à l’assaut de Clermont-Ferrand. Travaillant pour Radio Arverne, une radio associative clermontoise, il fait la rencontre du directeur de la Coopérative de Mai. « Il m’a donné l’opportunité de réaliser la première partie de nombreux artistes entre 2000 et 2007 » indique celui qui a notamment mixé au festival des Vieilles Charrues. Après huit années passées dans la cité auvergnate, le disc jockey s’installe à Paris et se produit notamment au Nouveau Casino et au Rex Club, deux établissements bien connus des noctambules parisiens. « Paris est une ville en mutation, où des lieux de musique ferment » raconte Docteur Vince. Ceci est l’une des raisons qui l’ont incité à revenir vivre dans la région de Vichy.

Un métier en constante évolution

« À mes débuts, la concurrence était très faible puisque pour mixer, le disc jockey devait avoir des disques. Mais maintenant, il est possible de se produire avec comme seul instrument, une clé USB ». Voici le constat fait par Docteur Vince sur l’évolution de son métier. La concurrence est donc plus rude pour l’artiste. Lui-même le reconnaît dans son single intitulé « Tout le monde il est DJ ». Cette démocratisation du métier de disc jockey ne doit pas faire oublier que la manière dont le morceau est joué est plus importante que le support utilisé. Docteur Vince, lui, mixe au feeling : « Cela dépend du public. Je ne suis pas là pour lui faire une démonstration mais pour lui faire plaisir ». Lorsqu’il n’est pas en tournée au Japon, en Angleterre ou en Colombie, le disc jockey travaille sur ses singles. « Je préfère sortir ce type de production. Je veux produire des morceaux intemporels, dont les gens se souviennent. Sur un album d’une dizaine de morceaux, ces derniers n’écoutent qu’une ou deux chansons » assure l’artiste. Un choix assumé pour celui qui ne voit pas d’un mauvais œil l’évolution de son métier : « Au final, ce qui compte, c’est si les gens dansent sur ton morceau ». Pour écouter les singles de Docteur Vince, rendez-vous sur Youtube, Spotify ou Deezer !

Maxence Perret