PORTRAIT(S) – ÉDITION N°8 Galeries du Centre culturel de Vichy – VERNISSAGE samedi 5 septembre 18 heures – ouverture du mardi au dimanche – de 14 h à 18 h

CHRIS STEELE-PERKINS – série THE TEDS

Entre 1976 et 1979, juste avant de rejoindre l’agence de photoreportage Magnum, Chris Steele-Perkins a mis en lumière le phénomène culturel des « Teddy Boys » au Royaume-Uni et produit une série de photographies en noir et blanc déflagrante. Au-delà du look saisissant de ces teenagers – cheveux sculptés à la gomina, pantalons tuyau de poêle.. – le photographe anglais a suivi dans les dancings, les pubs, les parkings, une jeunesse en rupture de ban qui annonçait le mouvement punk. La série The Teds est aujourd’hui un classique de la photographie documentaire sociale britannique. Chris Steele-Perkins est représenté par l’agence Magnum Photos.

Les photographes exposés dans les Galeries du Centre Culturel 20 rue du Maréchal FochOuverture du 5 septembre au 25 octobre, du mardi au dimanche de 14 h à 18 h.

CHRIS STEELE-PERKINS – THE TEDS

ED ALCOCK – SEE EU LATER

PAOLO VERZONE – CADETS

GALERIE LES DOUCHES – ARLENE GOTTFRIED BRUCE WRIGHTON
PAUL POUVREAU – ALEXIS CORDESSE SÉBASTIEN CAMBOULIVE

RIMA SAMMAN – L’AMOUR SE PORTE AUTOUR DU COU

CLAUDINE DOURY – NOSTALGHIA

ED ALCOCK – SEE EU LATER

“Tom a voté Remain lors du référendum, tandis que son père a voté Leave. Les deux hommes sont furieux l’un contre l’autre, et ne se parlent plus.” Pendant quatre ans, Ed Alcock a suivi et recueilli les paroles et témoignages de Britanniques au fil des avancées et des impasses du Brexit, d’Écosse au pays de Galles, en passant par Londres. Né en Grande-Bretagne, ce photographe vit à Paris depuis vingt ans et a demandé la citoyenneté française le lendemain du référendum de 2016. Son travail, soutenu par le quotidien Le Monde, associe démarche documentaire et mise en scène, portraits et citations, pour jeter un regard mitigé de tendresse, d’ironie et de désillusion sur son pays d’origine.

Ed Alcock est membre de l’agence MYOP

Tom, Bradford, Angleterre, juin 2016. Série See EU later, 2016- 2019

Tom a voté “Remain” lors du référendum de 2016, tandis que son père a voté “Leave”. Les deux hommes sont furieux l’un contre l’autre et ne se parlent plus. 

Tom, Bradford, Angleterre, juin 2016

RIMA SAMMAN – L’AMOUR SE PORTE AUTOUR DU COU

L’artiste et réalisatrice franco-libanaise Rima Samman collecte depuis des années les photographies anciennes des membres de sa famille, dont la plupart sont dispersés dans le monde. Elle recolorise les images à la main, masquant la nostalgie et le sentiment d’éloignement par un geste artistique et réunificateur qui consiste à parer de couleurs pop une mémoire conservée en noir et blanc. En transformant ainsi ses archives familiales, par le biais d’interventions sur les photos mais aussi d’un montage vidéo qui les met en mouvement, elle questionne avec une ambivalence joyeuse notre penchant à réinventer et à fantasmer nos identités et nos origines.

Sans titre, 2019. Série L’Amour se porte autour du cou

PAOLO VERZONE – CADETS

Dans la continuité de son travail sur l’identité européenne, Paolo Verzone a, de 2009 à 2014, sillonné l’Europe afin de réaliser les portraits de jeunes officiers, cadets des plus grandes académies militaires du continent, en Espagne, France, Grèce et Italie, qui forment l’élite militaire de leur pays. Dans ces lieux porteurs d’une tradition de discipline et d’excellence, synonymes d’un futur assuré à ceux qui les intègrent, les poses de ces jeunes gens sont toutes empreintes de fierté et de la conscience de l’héritage qui pèse sur leurs épaules.

Paolo Verzone est représenté par l’Agence VU’.

Académie Royale Militaire de Breda, Pays-Bas. Série Cadets © Paolo Verzone / Agence VU’

LES DOUCHES LA GALERIE – CARTE BLANCHE

La galerie parisienne Les Douches met en lumière la diversité de sa programmation à travers deux photographes américains adeptes de la “street photography” et trois photographes français qui interrogent les limites de la représentation. Arlene Gottfried (1950-2017) a capturé dans les années 70 et 80 le multiculturalisme et les personnalités excentriques du quartier de Brooklyn. A la même époque, Bruce Wrighton (1950-1988) a arpenté le pavé Binghamton dans l’état de New York, il a fait le portrait des passants et donné un visage à l’Amérique des villes moyennes. De leur côté, Alexis Cordesse (1971) associe images et mots dans son travail de longue haleine sur le génocide du Rwanda tandis que Sébastien Camboulive (1972) crée des portraits génériques troublants à partir d’une centaine de visages différents compilés et numérisés. Enfin, Paul Pouvreau associe photographie et techniques mixtes, hybride objets et visages prélevées dans les publicités et se joue ainsi des masques sociaux que nous portons tous.

Botticelli Girl, Fire Island, New York, 1977, Série Sometimes Mascarade, 2015-2016 © Paul Pouvreau. Overwhelming © Arlene Gottfrie

CLAUDINE DOURY – NOSTALGHIA

Entre l’enfance et l’âge adulte, l’adolescence déploie ses clairs-obscurs. Depuis vingt ans, Claudine Doury sonde les abîmes d’une saison de la vie chahutée de doutes, percluse d’ennui, étoilée d’embrasements soudains. Elle réunit pour la première fois des séries d’images réalisées au fil de ses voyages et de ses obsessions, de la Crimée où elle s’est immergée dans Artek, un camp de vacances pour tendrons de la nomenklatura russe, à la Sologne où elle observe les métamorphoses de sa propre fille Sasha, en passant par Saint-Petersbourg où elle fait le portrait chavirant de jeunes hommes russes.

Claudine Doury est représentée par l’agence VU’ et par la galerie in camera, Paris.

La boule de cristal, 2008. Série Sasha © Claudine Doury / VU’. Courtesy galerie in camera, Paris