« La vague » d’énergie d’Izia a conquis Vichy

La tornade Izia a fait trembler le centre culturel Valery-Larbaud de Vichy le 9 octobre.

Du rock dans un théâtre baroque… Ce soir là, les contrastes ont séduit les Vichyssois. Jupe blanche et danse langoureuse, Izia surprend dès son entrée avec son look de poupée de boîte à musique. Elle enchaîne ensuite avec le tube de son deuxième album « So much trouble » et troque son habit de princesse pour un short noir de rockeuse. Entre féminité et rock-attitude, le décor est planté. Comme insensible à la fatigue, la jeune artiste de 25 ans enchaîne ses compositions, s’accompagnant tour à tour de percussions, piano ou guitare.

©L'œil de Noémie - www.noemievieillard.com
©L’œil de Noémie – www.noemievieillard.com

Quand elle ne chante pas, Izia reste fulgurante de sincérité. Répondant aux interventions des spectateurs, cherchant les regards de chacun, elle a le don de transformer l’unité du public en une vraie grande famille où chaque acteur est important.

« Putain c’est bon !»
Si la salle est conquise, la scène aussi. Izia confie avec humour vouloir s’installer à Vichy « qui ne paraît pas sexy quand on arrive, mais qui charmerait n’importe qui ». Elle avoue aussi avoir vécu ce soir là le meilleur concert de sa tournée. En effet, Vichy était seulement sa deuxième salle après une série de festivals. « Les festivals c’est bien, mais là au moins, je suis sûre que vous venez pour nous, alors on se donne tous à mille pour cents. »

La jeune femme s’affirme comme une des têtes d’affiche rock de la scène française grâce à son dernier album « La vague », premier opus en français et troisième de sa discographie. Si certains la connaissent pour son nom de famille (Higelin), sa réaction fait sourire lorsqu’on lui parle de son père : « je l’aime plus que tout au monde mais je m’en fous que vous l’ayez croisé en 86 dans un train, j’étais pas née ». On le comprend bien, Izia ne doit son talent, son énergie et sa personnalité débordante de naturel, qu’à elle même.

Avenante, souriante, Izia reste d’une rare proximité avec son public. Très émue à sa sortie de scène et conquise par les Vichyssois, la chanteuse se laisse aller à quelques confidences. « La scène est l’endroit de tous les dangers, moi c’est là où je me sens le plus en sécurité ». Son regard, sa bienveillance et son naturel ne trompent pas, et elle le dit, la scène lui fait connaître « le meilleur sentiment qui puisse exister ». Elle avoue aussi avoir la même « pêche » dans la vie : « demandez à mes copains, les pauvres, je les plains parfois ».

En tous cas, personne ne s’en est plaint ce soir là ! Les murs du CCVL en tremblent encore… L’album « La vague » est en vente actuellement, et la tournée fera des ravages jusqu’en avril 2016.

 

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Pauline Savatier, étudiante en LP de journalisme à Vichy