Gérôme Lormier, le nouvel homme du Théâtre de Cusset, crée le suspense…

En poste depuis juillet 2016, le directeur du Théâtre de Cusset a pris ses marques et offre une nouvelle perspective culturelle à la ville. Ce toulousain de naissance a entamé à Cusset une seconde vie professionnelle. Rencontre.

Quel est votre parcours et comment-êtes vous arrivé à Cusset ?

G.L. : Depuis tout petit, je danse. J’ai pu faire de ma passion mon métier et voyager à travers le monde. Je suis parti à 16 ans à Paris puis j’ai intégré l’école de Béjart qui fut une superbe opportunité. J’ai fait une grande partie de ma carrière à l’opéra de Berlin. J’avais fait le tour de ce que je pouvais connaître sur la scène. J’ai participé à près de 1 500 spectacles, je pense qu’il faut savoir s’arrêter. Et puis, je me suis installé à Vichy où j’avais gardé de bons souvenirs. L’opportunité d’avoir des responsabilités au Théâtre de Cusset s’est présentée. Je l’ai saisie, et le hasard a bien fait les choses.

Qu’est qui vous a motivé à raccrocher votre tenue de danseur ?

G.L. : La lumière, au bout d’un moment, on s’en lasse. J’avais une réelle envie d’aider les autres, de les faire profiter de l’expérience que j’ai pu acquérir au long de ma carrière. Je souhaitais rester dans ce monde-là et cette reconversion me va parfaitement. Peut être qu’un jour je vais me lasser, je ne sais pas de quoi sera fait l’avenir. Mais je me sens bien aujourd’hui à Cusset et dans cette agglomération où il fait bon vivre.

Vous travaillez avec Vichy (CCVL, Opéra), comment se passe cette cohabitation du milieu culturel ?

G.L. : Nous sommes tous très différents. Je pense que nous sommes complémentaires. Nous sommes en relation permanente. On se doit de proposer de la qualité, tout en faisant attention à ce que chacun puisse y trouver sa place. Nous travaillons ensemble pour offrir le meilleur à notre agglomération.

Un festival cet été 

Les jeunes, est-ce une cible prioritaire pour vous ?

G.L. : Evidemment, je pense que si l’on délaisse la jeunesse nous nous tirons une balle dans le pied. Les jeunes d’aujourd’hui seront les spectateurs de demain. Nous nous devons de proposer un programme qui les concernent aussi. Il y a tellement de choses à découvrir avec la culture. C’est une ouverture d’esprit. Régulièrement, nous avons des enfants des écoles qui viennent nous voir, même parfois visiter les locaux. Nous avons également mis en place des tarifs adéquats pour les jeunes. Que ce soit pour eux ou pour le public, il faut donner du bonheur, c’est mon objectif.

Quelles sont les perspectives du Théâtre pour 2018 ?

G.L. : Cette nouvelle année s’annonce riche en émotion pour nous. Il y aura déjà la convention du théâtre qui va bientôt être signée. Et puis il y aura la fête médiévale « Les Flamboyantes », qui reste un événement très populaire à Cusset. Il y a également un gros travail à faire sur le patrimoine et l’art de rue, la présentation de la nouvelle saison en milieu d’année. Et puis l’événement, c’est la création du Festival de Cusset, qui aura lieu les 18,19 et 20 juillet, en plein air. Je tenais à ce que ce soit des acteurs locaux qui ouvrent cette première édition, ce sera le cas. Nous aurons aussi Alfa Blondy, qui nous fera le plaisir de venir le 19. Pour le 20, nous avons une grosse surprise en préparation.

2018 s’annonce très riche pour le Théâtre de Cusset. Dans le cadre du Festival, Gérôme Lormier tiendra en mars une conférence de presse pour y dévoiler l’intégralité de la programmation.

Maxime Valade