Film d’animation « Les Enfants du Temps », balade au-dessus des nuages

Quatre ans après le succès de Your Name, le réalisateur japonnais Makoto Shinkai marque ce début d’année 2020 avec son nouveau film Les Enfants du Temps. Une histoire à mi-chemin entre l’ode à l’adolescence et la fable écologique.

Et vous, que feriez-vous si vous aviez l’opportunité de prendre le contrôle de la météo à volonté ? C’est le dilemme auquel va être confronté le jeune Hodaka Morishima. Fraîchement débarqué dans un Tokyo pluvieux, après avoir fugué de son île, notre protagoniste va faire la connaissance d’Hina Amano, jeune fille mystérieuse qui a le don de manipuler la météo…

Un pitch somme toute classique pour Makoto Shinkai mais terriblement efficace. Le (nouveau) maître de l’animation japonaise nous sert encore une fois un récit plus que jamais ancré dans le réel, dilué avec quelques éléments fantastiques. Car Les Enfants du Temps ne raconte pas seulement un récit imaginaire, le film questionne sur notre société, nos pratiques et notre lien avec l’environnement. Un propos moins personnel que celui de Your Name, mais qui fait la part belle aux problématiques environnementales actuelles.

Un message maîtrisé servi (encore une fois) par une qualité d’animation irréprochable. Que ce soit la pluie, les orages ou le soleil qui perce à travers les nuages, tout est fait pour en mettre plein la vue aux spectateurs. Mention toute particulière pour la scène finale, vertigineuse à souhait.

Avec Les Enfants du Temps, Makoto Shinkai offre au cinéma d’animation une œuvre aérienne, engagée et rafraîchissante.

Théo Lestra