Ambiance Hip-Hop à l’école Notre-Dame de Cusset !

En février, le théâtre de Cusset, en collaboration avec la compagnie Espace des sens, a proposé un projet mêlant danse hip-hop et graff. Les élèves de l’école primaire Notre-Dame de Cusset ont eu l’occasion d’assister à ce « spectacle », au sein du gymnase de leur établissement.

Derrière ce projet, se cachent des véritables adeptes de la culture hip-hop : Olivier Lefrançois, professeur de danse hip-hop reconnu, et Kalouf, grand nom de la scène graph’ française et internationale. Les deux compères ont décidé de créer un atelier-spectacle pédagogique, à destination de jeunes élèves de primaire. Leurs objectifs ? Faire (re) découvrir l’origine et l’histoire de la culture hip-hop à travers les pas de danses d’Olivier et les traits de bombes de Kalouf.

Mais qui dit représentation dit forcément préparation. Elle consiste en l’installation d’une bâche de protection et d’une toile au sol sur laquelle ils vont réaliser leur performance. Des perches sont également mises à la verticale à proximité. Olivier enfile ensuite une combinaison de protection. Il va danser, certes. Mais sur de la peinture. En effet, au fil du spectacle, il va la déverser sur la toile à l’aide de bouteilles. Ceci, afin de créer une véritable œuvre d’art.

Un échange ludique

Les enfants font doucement leur apparition, accompagnés de leurs professeures. Mais Olivier, danseur, chorégraphe et pédagogue va très vite les mettre à l’aise. Comment ? En les faisant participer activement à son « échauffement ». Cours sur l’histoire de la danse, initiation à des pas de danses basiques… Les enfants sont tout autant amusés qu’intrigués par ces mouvements acrobatiques. Olivier commence ensuite à déverser la fameuse peinture sur la toile, pour le plus grand bonheur des enfants. Il commence à danser-peindre sur la toile, en continuant ses explications. Le tout, sur les musiques de Kalouf, présent aux platines. Les enfants sont fascinés. Ils n’hésitent pas à échanger avec le danseur. Certains essayent même de reproduire ses mouvements. Le professionnel de la danse finit par peindre l’intégralité de la toile, grâce à des figures de plus en plus complexes. Olivier se retire et aide Kalouf a installer la toile sur les deux perches verticales. La performance du danseur est terminée. Vient maintenant celle du graffeur.

Jamais à court d’idée

Kalouf, qui maîtrise parfaitement la bombe aérosol, commence à graffer sur la toile peinte par son camarade. Dès les premiers coups de bombes, les enfants essaient de deviner ce que représente le dessin : « Qu’est-ce que c’est ? » « Un tigre ! » « Mais non, c’est un dragon ! ». Les idées fusent au rythme des coups de peinture. Plus le graff de Kalouf avançe, plus les minots sont inspirés. Puis l’identité de l’animal est révélée au grand jour : il s’agit d’un singe. L’atelier touche ainsi à sa fin. Mais les enfants pourront encore contempler longtemps cette œuvre puisqu’elle restera exposée dans leur établissement.

Texte Théo Lestra – Photos Victor Léo Rochette