Karim Boulhaya – directeur du CCVL – entre passion et ambition !

Bercé par la culture dès son plus jeune âge, Karim Boulhaya est aujourd’hui à la tête du Centre Culturel Valery Larbaud, à Vichy. Nous l’avons rencontré pour l’interroger sur son parcours, jusqu’à son poste actuel.

Dès l’enfance, Karim Boulhaya plonge dans le cinéma. Par le biais de son père qui lui transmet sa culture du grand écran, il se dirige logiquement vers des études dans ce domaine. Il passe un Bac A3 en audiovisuel, pour travailler dans le septième art et l’image. Puis finalement il opère un virage vers le graphisme et la décoration avant d’enchainer avec la communication.

En 1997, alors qu’il a 25 ans, il rentre au Centre Culturel Valery Larbaud (CCVL) en tant que technicien. Puis de fil en aiguille il a travaillé dans la communication, la coproduction… jusqu’en 2001, date de départ de l’ancien directeur. On propose alors à Karim Boulhaya de prendre la tête de l’établissement. Ainsi, à ce jour, le CCVL est la première et la seule salle qu’il ait connue.

Harmoniser la programmation

Lorsqu’on lui demande les raisons qui l’ont mené vers celle-ci, il explique simplement : « ça s’est fait par des opportunités, rien n’était planifié ». Un heureux hasard qui a écrit, au moins, les 17 années suivantes de sa vie. « À l’époque, la salle n’était pas la même ». Il la qualifie de « fourre-tout ». Il y avait du théâtre amateur, des conférences, c’était une maison des associations. Et puis avec la volonté des nouveaux élus de Vichy, ils ont décidé d’en faire quelque chose de neuf, en reprenant le pouvoir sur la programmation.

Aujourd’hui il a donc un lien étroit avec les pouvoirs culturels. Le CCVL appartient à la ville. Il est géré par l’Office du Tourisme et du Thermalisme. L’adjointe à la culture valide sa feuille de route, et son lien avec l’OTT est en partie financier. Avec la récente arrivée de Martin Kubich, directeur de la culture, ils s’apprêtent à harmoniser plusieurs sites culturels de la ville, pour créer une seule entité.

Un passionné de cinéma et de BD

Karim Boulhaya parle d’une « belle histoire ». La salle aurait pu continuer à « ronronner », mais la volonté de certains élus, comme Charlotte Benoit, adjointe à la culture, a permis un bilan flatteur, tant sur la programmation que la fréquentation. Des paroles de quelqu’un passionné par la culture, qui baigne dedans quotidiennement. Il nous explique sa découverte de la musique par les BO de films, comme Ennio Morricone. C’est aussi un féru de bande dessinée. Il cite notamment Hellboy ou les œuvres de Manu Larcenet.

Finalement, l’actuel directeur du CCVL est passionné par tous les projets qu’il mène. Et c’est bien là l’essentiel. Que ce soit le festival photographique Portrait(s), les expos de fin d’année liées aux enfants… il ne ressent pas l’usure. Il nous confie vouloir mettre en place une animation autour des séries TV. À voir si cela sera réalisable, en tout cas il conclut sur ces mots : « la salle fêtera ses 100 ans en 2029, si d’ici là on arrive à faire peau neuve, ça sera super. Ca serait bien que cette salle ne meurt pas ». Le message est passé.

Nicolas Berriegts – photos @Maxime Valade