Bénédicte Peyrol, députée de la 3eme circonscription de l’Allier, parle de culture

Elle a été élue députée avec 58% des voix au second tour des élections législatives en juin dernier. Nous avons rencontré Bénédicte Peyrol pour parler de culture. Son action, son rapport personnel… Bref, que représente la culture pour elle.

« Etre acteur de la construction de sa culture »

Elue dans une circonscription relativement rurale, Bénédicte Peyrol a expliqué sa vision de l’accès à la culture, selon que l’on habite à la ville ou à la campagne. Des inégalités persistent, mais elle a constaté les efforts qui étaient réalisés. Pour elle, il faut développer les réseaux de transports pour permettre à tout individu d’accéder aux infrastructures culturelles de la ville, comme les médiathèques, bibliothèques, etc. Le milieu social joue aussi un rôle dans cet accès à la culture.

« Soutenir les projets culturels »

Bénédicte Peyrol n’a pas un champ d’action concret pour la culture. En revanche, elle est là en soutien de projets. Comme pour le festival Osez le classique dans la ruralité. Si elle n’est pas chargée de culture, elle explique pouvoir néanmoins faire remonter au ministère de la Culture et de la Communication les problèmes qu’elle pourrait constater. En somme, la jeune députée joue un rôle d’intermédiaire, entre la culture locale, et le pouvoir national. Et bien qu’elle n’ait pas encore eu affaire à ce genre de pratiques, l’élue En Marche a eu des échos de problèmes pour certains artistes. Elle pourra donc jouer leur porte-voix.

« La plus belle culture est celle qu’on se construit soi-même, pas celle imposée par les autres »

Et son rapport personnel à la culture alors ? Bénédicte Peyrol se qualifie de « boulimique de livres ». De Yourcenar à Beauvoir en passant par Sartre. Déjà, un peu plus jeune, elle passait des heures à la médiathèque Valery-Larbaud, à Vichy. Les livres sont pour elle des moyens de développement personnel au quotidien. Elle confie notamment prendre des notes de ses lectures, comme des pense-bêtes pour ne pas oublier des phrases, des passages, qui la touchent. Autre passion, la danse qu’elle pratique depuis l’âge de 4 ans. Bénédicte Peyrol parle d’un « moyen d’expression, par le corps en mouvement ». Egalement passionnée de poésie, elle écrit elle aussi elle-même. Comme pour libérer sa sensibilité. La sensibilité d’une jeune femme de 26 ans plongée dans la vie politique…

Nicolas Berriegts, étudiant en journalisme